mars 22, 2008...9:54
Klaus Barbie (1913-1991)

Origines et débuts SS en Allemagne:
Né à Bad Godesberg le 25 octobre 1913, Klaus Barbie obtient son Abitur (baccalauréat) en 1933 et adhère aux Jeunesses hitlériennes (Hitlerjugend). En 1935, il est admis à la SS. La même année, il commence à travailler au service central du SD (Sicherheitsdienst, service de sécurité du parti nazi, qui deviendra service de renseignements du Reich par un décret du 11 novembre 193
à Berlin. Il reçoit ensuite une formation d’enquêteur au quartier général de la police de l’Alexanderplatz. Après quelques semaines à la brigade criminelle, il est affecté à la brigade des moeurs. En 1936, il est muté à Düsseldorf. L’année suivante, il passe par l’école du SD à Bernau avant d’être envoyé suivre un cours d’officier à Berlin-Charlottenburg. Les listes du NSDAP ayant été fermées en avril 1933, ce n’est qu’à leur réouverture en 1937 que Barbie devient membre du parti. Fin 1938, durant trois mois, il effectue son service militaire au 39e régiment d’infanterie, puis poursuit sa formation d’officier. Le 20 avril 1940, il est nommé SS-Untersturmführer (sous-lieutenant SS). Quelques jours plus tard, il épouse Regine Willms qui a adhéré au parti nazi en 1937 et travaille dans une crèche de l’association des femmes nazies.
Activités SS à l’étranger : les Pays-Bas:
En 1940, après l’invasion des Pays-Bas, Klaus Barbie y est envoyé au sein d’un détachement de la Sipo-SD (Sicherheitspolizei und Sicherheitsdienst, police de sécurité - État - et service de sécurité - parti nazi) à la section VI (Amt VI, Ausland-SD, renseignements à l’étranger) chargée de la préparation du débarquement en Grande-Bretagne. Avant même que celui-ci ne soit annulé, Klaus Barbie est muté à la section IV (Amt IV, improprement appelée Gestapo, en fait formée des sections [Abteilungen] II et III de la Gestapa et de la section centrale [Zentralabteilung] III2 du SD Hauptamt). Dans ce cadre, d’abord à la Hague, puis à Amsterdam, il participe activement à la poursuite et à la rafle des juifs, des francs-maçons et des émigrés allemands. Il “travaille” avec tant de zèle qu’en octobre 1940, il est promu SS-Obersturmführer (lieutenant SS). Pour avoir été l’un des officiers les plus énergiques dans l’assaut du ghetto juif d’Amsterdam et pour avoir commandé des pelotons d’exécution, il est décoré de la croix de fer de seconde classe (Eisernes Kreuz II.Klasse) le 20 avril 1941.
Activités SS à l’étranger : front russe, mission secrète en Suisse, poste en France:
Selon Tom Bower[1], bien que cela ne soit pas mentionné sur ses états de service, Klaus Barbie aurait été envoyé en Russie, de l’été 1941 au printemps 1942, dans un commando spécial de la Sipo-SD, chargé de la lutte contre les partisans sur les arrières de l’armée allemande. Au printemps 1942, comme il est bien noté et qu’il parle français, Klaus Barbie est nommé chef de la sécurité à Gex, sous-préfecture de l’Ain en France, à proximité de la frontière suisse. En fait, une mission délicate l’attend: il doit enlever Alexander Foote, un agent secret travaillant pour l’URSS à Genève. Barbie réussit à soudoyer le chef d’un poste de la garde-frontière suisse et s’introduit à Genève avec une voiture, mais Alexander Foote a disparu… En juin 1942, Klaus Barbie est affecté au KDS (Kommando der Sipo-SD) de Dijon, puis, après l’invasion de la zone libre en France par les Allemands en novembre 1942, au KDS de Lyon (commandé par Rolf Müller, puis, début 1943, par Fritz Hollert et, à partir de l’été 43, par Werner Knab) où il prend le commandement de la section IV (lutte contre les résistants, les communistes, les juifs…).
Activités après guerre, traque et condamnation:
Recherché par les Alliés comme criminel de guerre, l’ancien patron de la Gestapo de Lyon, aidé par un réseau d’anciens SS, se fait discret et, sous un faux nom, s’invente une nouvelle vie. Trafiquant au marché noir, il tient même un cabaret dans l’agglomération munichoise sans être inquiété par la justice. Arrêté par les Américains, puis par les Britanniques, il réussit à s’évader. À partir du printemps 1947, il est employé par les services secrets américains qui l’utilisent, avec d’autres nazis, dans la lutte anticommuniste. En effet, au début de la guerre froide, le CIC (Counter Intelligence Corps, US Army) est vivement intéressé par l’expérience que Klaus Barbie a acquise en France contre la résistance communiste, surtout afin d’obtenir des informations sur la pénétration communiste des services secrets français, sur les activités du Parti communiste français en France, dans l’armée française et la zone française en Allemagne ainsi que sur celles des services secrets français dans la zone américaine[1] !
A partir de 1948, la France réclame l’extradition de Klaus Barbie. Le Counter Intelligence Corps donne trois raisons pour expliquer la protection accordée à ce criminel de guerre : d’abord, que son aide est vraiment précieuse au moment de la guerre froide, ensuite, que ses prétendus crimes contre la Résistance étaient des actes de guerre et que les Français recherchent davantage la vengeance que la justice, enfin, qu’on ne peut plus faire confiance à une France submergée par les communistes qui veulent en fait interroger Barbie sur la pénétration américaine du parti communiste allemand et des services secrets français[1] ! Poursuivi notamment dans le cadre des deux procès intentés à René Hardy, suspecté d’avoir trahi Jean Moulin, Klaus Barbie est condamné par la justice française, en 1952 et 1954, à la peine capitale par contumace.
En 1951, Barbie, accusé de vol par la police allemande, est exfiltré vers l’Argentine avec le concours des services secrets américains et de Krunoslav Draganović. Sous l’identité de « Klaus Altmann », il s’installe en Bolivie, obtient la nationalité bolivienne et dirige une entreprise d’exploitation du bois, puis, de 1966 à 1971, une compagnie maritime qui s’adonne au trafic d’armes au profit des dictatures militaires d’Amérique du Sud. À partir de 1964, il collabore activement avec l’armée bolivienne et donne des conseils pour la recherche et la torture des opposants. De 1965 à 1967, jusqu’à la mort de Che Guevara dans la jungle bolivienne, il semble qu’il soit de nouveau au service de la CIA. En 1971, il soutient le coup d’État du colonel Hugo Banzer, mais, sa compagnie ayant fait faillite, il s’installe au Pérou. Cependant, l’arrivée de Beate Klarsfeld l’oblige à regagner la Bolivie.
En effet, dès 1961, une enquête de la police allemande détermine que Klaus Barbie s’est réfugié en Bolivie. En 1969, lorsque sa fille Ute demande un visa pour l’Allemagne, les autorités découvrent finalement que « Klaus Altmann » est Klaus Barbie. Toutefois, face aux difficultés administratives, l’affaire est sur le point d’être classée quand les protestations de Beate Klarsfeld viennent la relancer. Néanmoins, Klaus Barbie, personnage important en Bolivie, est protégé par le régime Banzer jusqu’à sa chute en 1978, puis, après le coup d’État de 1980, par le nouveau régime dans lequel Barbie est nommé colonel honoraire des services de renseignements ! Malheureusement pour lui, le gouvernement américain contraint le président bolivien à démissionner l’année suivante.
Après bien des péripéties et des atermoiements, après que le gouvernement socialiste français a accordé à la Bolivie une importante aide au développement, Barbie est expulsé vers la France en février 1983 pour avoir obtenu la nationalité bolivienne sous un faux nom. Sa défense étant assurée par l’avocat Jacques Vergès, il est jugé et condamné à la prison (résidence particulière sous surveillance) à vie pour crimes contre l’humanité. En 1991, il meurt en prison à Lyon des suites d’un cancer.
Un commentaire
juillet 12, 2008 à 6:29
je suis fan de klaus barbie c’est 1 grand homme mais pas auten que adolf hitler sa c sur mais klaus barbie etait 1 bon et juste komme adolf hitler,goering,himmler,goebell…ect
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