avril 26, 2008...9:46
Deux étudiantes niçoises emprisonnées à Buenos Aires pour trafic de drogue
Deux étudiantes niçoises accusées de trafic de drogue sont emprisonnées depuis mars 2007 à Buenos Aires. Elle s’étaient rendues dans la capitale argentine après avoir gagné un voyage sur internet, et clament leur innocence depuis leur arrestation, assurant que la drogue a été glissée dans leurs bagages à leur insu.
Jean’s taille 50
Le Quai d’Orsay a confirmé vendredi l’arrestation, le 26 mars 2007, des deux jeunes femmes, et précise qu’elles bénéficient de l’assistance du consulat français de Buenos Aires. Une version contestée par Samantha, qui a affirmé dans une interviewn’avoir reçu qu’une seule fois la visite d’un représentant du consulat: «J’ai la pire ambassade qui soit (…) Ils ne viennent jamais me voir.»
Les deux étudiantes ont été arrêtées à la fin de leurs vacances à l’aéroport de la capitale argentine avec dans leurs bagages des jeans imbibés de plus de 14 kg de cocaïne pure, a indiqué à l’AFP la mère d’une des jeunes femmes, Lydie Ziegler, qui vivait à Nice avant de s’installer en juillet 2007 à Perpignan.
Site internet disparu
Sa fille de 20 ans, Samantha et son amie âgée de 21 ans, dont la famille ne souhaite pas dévoiler l’identité, avaient «gagné» un voyage en répondant à trois questions simples sur un site internet, qui «a disparu depuis», selon Lydie Ziegler.
A leur arrivée en Argentine, elles avaient reçu 1.000 euros pour leur séjour de la part de deux hommes qui les avaient accueillies à l’aéroport, a-t-elle dit.
Faire les belles
«Elles avaient suffisamment d’argent pour faire les belles, elles ont été chez le coiffeur, elles se font une garde-robe, elles allaient au restaurant tous les jours en se disant qu’elles avaient gagné le plus beau des cadeaux», a-t-elle poursuivi.
Au moment de prendre l’avion du retour pour la France via Amsterdam, les douaniers ont découvert dans leurs bagages une pile de jeans de taille 50 –alors que Samantha taille du 38 selon sa mère– imbibés de plus de 14 kg de cocaïne.
15 ans de prison
Selon Lydie Ziegler, les organisateurs du séjour ont glissé les pantalons à leur insu dans leurs bagages lors du transfert à l’aéroport. «On leur a dit, on va vous aider, on va prendre deux taxis car tout ne rentrera pas dans un seul», a-t-elle raconté.
Les deux étudiantes ont été incarcérées à la prison d’Ezeiza à Buenos Aires et encourent jusqu’à 15 ans de réclusion. Si elles plaident coupables, elles pourraient voir cette peine réduite à cinq ans de prison.
Samantha Ziegler a dénoncé ses conditions de détention au quotidien «L’Indépendant» à l’occasion d’un appel téléphonique, vendredi, de sa mère, autorisée par l’administration pénitentiaire à la contacter par téléphone pendant 15 minutes quatre fois par mois.
Plaider coupable
«On a essayé de me taillader (…) On nous agressait durant le sommeil», a-t-elle dit, évoquant ses premiers mois de détention dans une cellule comptant «plus de 20 détenues», où «il y avait beaucoup d’insectes, des rats».
«J’ai fait croire que j’étais droguée» afin d’être transférée dans un centre de réhabilitation pour drogués de la prison où les conditions de détention sont meilleures, a-t-elle poursuivi, précisant être à présent dans «une cellule privée», mais contrainte de travailler toute la journée, malgré son asthme.
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