Hanna Reitsch

Hanna Reitsch est née le 29 Mars 1912 à Hirschberg, en Silésie. Son père, Médecin ophtalmologiste, était également Chef de clinique et c’est de lui qu’Hanna hérita le désir d’aider les autres et de servir. Elevée, avec son frère Kurt et sa soeur Heidi, au sein d’un foyer très pieux et sous l’autorité d’un père sévère mais aimant ses trois enfants, son enfance se déroula sans problème, Hanna apprit avant tout le sens de l’honneur autant que l’amour de la Patrie; c’est sur ce sentiment qu’elle bâtira sa vie, en entrant notamment dans les services armés du Reich. On lui apprit aussi que le premier devoir d’une jeune fille était de se préparer à devenir une femme, puis une mère; contre cette perspective, Hanna ne se rebellait nullement. A l’exemple de son père, elle voulait cependant devenir médecin; et la piété de sa mère aidant, elle rêvait en secret d’être médecin-volant, car déjà elle était hantée par l’aviation.

Au début, les Reitsch ne s’étaient pas inquiétés de la vocation naissante de la jeune fille et pensaient que le désir de voler n’était qu’une passade ou un caprice d’adolescente ; mais le Dr Reitsch, craignant le caractère entêté de sa fille, la prit à part et lui proposa une sorte de pacte : « Si tu me promets de terminer tes études secondaires et de réussir ton Abitur, alors tu pourra prendre des cours de vol à voile à Grünau. » Hanna tint ses promesses, mais n’oublia pas son rêve ; chaque fin de semaine, elle se rendait à Grünau et observait les évolutions des planeurs. Le jour de la proclamation des résultats de l’ Abitur, elle rappela à son père, la promesse qu’il lui avait faite ; malgré tout, elle dut passer un an dans une école de jeunes filles de bonne famille, pour apprendre à tenir une maison ; elle obéit aux vœux paternels, sachant que son père finirait par lui donner l’autorisation promise. En automne 1931, Hanna commença effectivement à voler : Lorsqu’elle prit place pour la première fois à bord d’un planeur, sa petite taille (1m54, pour 45 kilos) lui valut des moqueries de la part des pilotes masculins, mais elle n’en avait cure. En 1932, elle décrochait son brevet de pilote de vol à voile ; il lui fallait désormais entamer les études qui feraient d’elle un médecin. Mais un médecin-volant devait pouvoir maîtriser également un avion à moteur ; quelques mois plus tard, Fräulein Reitsch obtenait son brevet de pilote sur avion à moteur, ce qui était un exploit à cette époque pour une femme. Hanna Reitsch s’inscrivit à l’université de Kiel pour suivre ses études de médecine ; lors d’un congé, Wolf Hirth, son ancien Professeur de vol à Grünau, lui proposa de tester un tout nouveau planeur. Elle accepta mais fut victime de mauvaises conditions météorologiques et perdit, durant le vol, toute notion d’orientation ; elle put malgré tout poser son appareil et éviter l’accident, et d’un chalet de montagne elle réussit à joindre Hirth ; celui-ci vint effectivement la secourir mais lui fit remarquer, sur un ton de reproche, qu’elle s’était posée dans une zone interdite, non loin de la frontière Tchécoslovaque ! L’expédition de récupération réussit finalement, mais à Grünau elle dut fournir quelques explications ; on s’aperçu qu’elle avait, sans le vouloir, établi un nouveau record d’altitude, ce qui eut comme conséquence de la faire connaître du grand public et elle conserva ainsi son brevet de pilote un temps menacé.

En 1934, elle abandonne définitivement ses études de médecine, et devient pilote d’essai de planeurs et d’avions. Elle fit une demande pour intégrer l’Ecole d’Aviation Militaire de Stettin ; elle était la première femme à postuler et le Commandant de l’Ecole, le Colonel Pasewald, accepta à contrecœur sa candidature. Malgré les préjugés des formateurs, les indéniables compétences d’aviatrice de la jeune femme furent décisives, et Hanna resta à Stettin. En 1935, elle reprit les vols d’essai à Darmstadt ; lors d’un voyage diplomatique, qui lui fit survoler la Suisse, la France et l’Espagne, et dont la destination finale était Lisbonne, elle dut poser son appareil près de Lyon car les conditions météo étaient mauvaises ; un de ses passagers avait sur lui des plans d’avions et surtout un appareil photo, ce qui était rigoureusement interdit compte tenu de l’atmosphère internationale tendue de l’époque, par la remise en vigueur du Service Militaire en Allemagne. Prise pour une espionne, elle arriva néanmoins à prouver sa bonne foi et, grace à l’intervention du Consul Allemand de Lyon, à regagner son appareil. Elle racontera plus tard : « Je réussis à me frayer un passage sous les crachats et les injures des Soldats qui s’étaient rassemblés ; toutes les Races étaient représentées : Des marocains, des demi-noirs, des noirs, des moins-noirs, et même des blancs m’injuriaient de la pire façon et exprimaient toute leur rancœur contre le Gouvernement Allemand ; il me fallut des trésors de sang-froid pour ne pas leur répondre sur le même ton ! »
(Note de BlutAusNord : En lisant ce type de témoignage, on comprend aisément les propos du Führer dans « Mein Kampf », lorsque, parlant de la question raciale en France, il évoque, avec raison, la présence d’un « état africain sur le sol de l’Europe ».)

Le succès d’Hanna Reitsch fut tel qu’à son retour on lui confia l’essai de nouveaux prototypes de planeurs, et à partir de ce moment que les Autorités Militaires Allemandes commencèrent à s’intéresser à elle. En 1937, à la demande d’Ernst Udet, Hanna Reitsch testa, devant une belle brochette de Généraux de la Luftwaffe, un planeur équipé d’un système de freinage (dont les planeurs étaient encore démunis à cette époque, ce qui provoquait de nombreux accidents mortels parmi les pilotes). A l’issue de ces tests, Hanna Reitsch fut nommée Capitaine d’Aviation ; elle était la première femme à accéder à ce grade.

Désormais Capitaine, il lui fallait remplir ses devoirs à l’égard de la Luftwaffe, car son grade n’était nullement honorifique et en Septembre 1937, Hanna entrait dans la machine militaire du Reich, qu’elle ne quittera plus jusqu’à la fin de la guerre. Elle pilotait désormais des Stukas, des bombardiers et d’autres avions de chasse ; le 27 Mars 1941, Hanna Reitsch reçu la Croix de Fer de 2nde Classe pour des essais (particulièrement dangereux) de décollage et d’atterrissage sur les ponts de navires de guerre. Elle était la seconde Allemande à la mériter ; aussi on organisa une réception à la résidence du Reichmarschall Goering à Berlin. A ce propos, une anecdote fameuse mérite d’être rapportée ici ; à cause de sa petite taille, personne n’avait remarqué la présence d’ Hanna. Le Reichmarschall Goering se tournant vers Ernst Udet, lui fit remarquer que sa protégée était en retard ; Udet demanda alors au Maréchal de bien vouloir regarder devant lui, et celui-ci déclara : « Quoi ? c’est ça notre grand, notre célèbre Capitaine d’Aviation ? Comment se fait-il que ça puisse seulement voler ? » Ce à quoi le Capitaine Reitsch répondit instantanément : « On n’est pas obligé non plus d’avoir votre taille ! » Un énorme éclat de rire retentit alors dans l’assistance, auquel le Reichmarschall Goering, beau joueur, se joignit rapidement !

En octobre 1942, elle participa, à Augsbourg, à des essais du Messerschmitt 163 (Me 163 A et B), appareils à réaction et sans queue. Un accident faillit lui coûter la vie, à cause d’une défaillance du moteur de son Me 163 ; à l’hôpital de Ratisbonne, les médecins constatèrent six fractures du crâne, deux du nez et plusieurs déplacements de vertèbres ! Elle resta trois mois entre la vie et la mort, et fut plus tard décorée de la Croix de Fer de 1ère Classe, qu’aucune femme n’avait reçue avant elle.

En novembre 1943, elle rencontra le Feldmarschall Milch et lui présenta son projet qui consistait à recruter des pilotes pour des missions-suicides. Le Feldmarschall Milch était contre ce projet (tout comme le Führer, très longtemps hostile à ce type de missions), malgré tout, le projet fut accepté et finalement 70 candidats furent retenus, sur les dizaines de milliers qui se présentèrent car Hanna Reitsch exigeait une haute qualité du recrutement et ne souhaitait pas avoir, pour ce projet, des candidats fatigués de vivre ou dépressifs, mais des Patriotes décidés à sauver des milliers de vie, en sacrifiant la leur. Plusieurs mois furent consacrés à la formation des personnels, mais les appareils de série qui devaient être fabriqués en Thuringe n’arrivèrent jamais.

Après la capitulation, Hanna Reitsch fut arrêtée, (et soumise à des interrogatoires poussés), par les Américains qui lui infligèrent 15 mois de prison, notamment parce qu’ils croyaient qu’Hanna Reitsch avait conduit le Führer en avion, vers un mystérieux sanctuaire !

Une réponse vers «Hanna Reitsch»

  1. lordgoth à dit:

    voila une grande dame

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