mai 6, 2008...7:48

Syndicats et patrons contre les Français

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Action Française étudiante

Article de Arnaud Naudin publié le 6 mai 2008 dans le n° 2747 de l’AF 2000

Est-il temps de dire merci à Nicolas Sarkozy, malgré lui ? Lui dire, en effet, merci, pour montrer à quel point la démocratie est un régime illusoire, que la course à l’élection n’est qu’une affaire de mensonges dont l’objectif n’est souvent que d’énoncer un discours aux électeurs pour leur faire croire que l’on va réaliser leur souhait, et ainsi élu, faire exactement l’inverse de ce qui a été promis…

Dernière preuve en date, la parodie de lutte contre le travail clandestin et la fraude à la législation sociale qui fait que plusieurs centaines – du moins pour l’instant, en attendant plus – de clandestins travaillant pour l’hôtellerie-restauration vont être régularisés à la suite d’un mouvement de grève soutenu par le CGT. Oh certes, ce sera au cas par cas… Comme l’indique hypocritement Brice Hortefeux.

Bien loin des rodomontades de la campagne présidentielle où l’on avait vu un Nicolas Sarkozy se revêtir d’un manteau national, notamment contre l’immigration clandestine. Mais le plus important est, qu’avec le soutien militant des syndicats supplétifs, le patronat “négrier” de la restauration, de l’hôtellerie et du bâtiment a lui-même organisé une campagne pour obtenir la régularisation de ces travailleurs clandestins. Comme l’indique, en effet, Ivan Roufiol :

« À cette occasion se dévoile le consensus qui existe entre l’extrême gauche et le monde patronal sur la question de l’immigration. Nombreux sont en effet les employeurs qui soutiennent, pour des raisons économiques, ces demandes de régularisations, tout en admettant avoir été abusés par de fausses cartes d’identité qu’une loi de 2007 leur fait obligation de vérifier. Sur RTL, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, André Daguin, a estimé à 50 000 les régularisations nécessaires dans les cafés-restaurants et 100 000 au total en France. Comment un État peut-il tolérer de voir ses règles ouvertement violées ? Comment un parlement peut-il accepter de voir ses textes remis en question ? Comment l’opinion peut-elle comprendre que des emplois, généralement peu qualifiés, soient donnés à des clandestins alors qu’il existe près de trois millions de chômeurs et que les jeunes s’angoissent pour leur avenir ? »

Il est important d’affirmer que les patrons-voyous qui embauchent illégalement des clandestins doivent être sévèrement sanctionnés : ils embauchent, non pas parce qu’ils ne trouvent pas de travailleurs français, mais parce qu’ils, veulent une main d’oeuvre taillable et corvéable et peser sur les salaires. Ensuite, ce sont ces mêmes patrons – soutiens de Laurence Parisot contre l’UIMM, soit dit en passant – qui reconnaissent prendre des clandestins car personne ne veut accepter les salaires qu’ils proposent. Et ces dirigeants d’entreprises ne se sont jamais souciés de revaloriser “l’image” de leurs métiers. Ce qui aurait permis d’avoir une main-d’oeuvre disponible, sans aller la chercher à l’étranger.

Alors, à quoi servent donc nos prestigieuses écoles hôtelières ? À moins que là encore la formation professionnelle ne soit qu’un vaste scandale, notamment financier. De plus, l’actuelle législation sociale égalitariste et bureaucratique ne peut que favoriser les clandestins qui rattrapent leur faible salaire par des allocations de toutes sortes.

Une mesure criminelle

De même, au nom de présupposés idéologiques mondialistes, personne ne cherche à nier les fraudes et le commerce des fauxpapiers, mais une intersyndicale des contrôleurs et inspecteurs du travail (CGT-SNU-Sud-CFDT-Unsa) vient de demander, le 22 avril dernier, l’ouverture immédiate d’une négociation pour la légalisation du statut des clandestins. Ainsi, ceux chargés de faire appliquer la législation veulent officialiser un délit… Mais peut-on décemment les considérer comme seuls responsables de cette situation ? Que dire d’un gouvernement qui veut mettre en place l’immigration choisie ? Dans les colonnes de L’AF 2000, nous avions déjà dénoncé le crime que constituait une telle mesure. Décidément, nous ne pouvons pas avoir confiance en ce régime.

via le vox fn

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